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Sébastien Pirat

Biographie

Les dessins aux pastels :

Enfant timide, rêveur et solitaire, j’observais beaucoup. Mes pairs, ma famille, le monde qui m’entourait, les animaux. En moi, il y avait cette sensibilité un peu particulière qui ne facilite pas le relationnel. Des mots, quand on est jeune, on n’en a pas beaucoup. Mais si l’on est moins ceci, trop cela, le rejet n’est pas loin. Se faire entendre devient de plus en plus difficile. L’art n’est pas qu’un exutoire. C’est aussi un langage. Se taire et laisser parler l’image, puisque chacun y déchiffrera quelque chose d’unique découlant de son propre cheminement.

Autodidacte, je me suis initié au dessin très jeune en reproduisant des Bandes-dessinées, essentiellement des comics. Cette passion pour le crayonné et l’assemblage d’une histoire à l’intérieur de carrés me rattrapera au lycée Painlevé d’Oyonnax où, en 1992, je réunirai quelques amis autour de « Sang d’encre », une BD à suivre sur « nos profs, ces héros ». A mes yeux, cette BD restera un excellent souvenir de partage.A 19 ans, l’avènement des couleurs m’a bouleversé à travers la peinture à l’huile. Je me suis également tourné vers la gouache, l’acrylique, avant d’en arriver aux pastels.J’aime la simplicité d’utilisation de ce matériau qui ne nécessite aucune préparation, le contact qu’il induit avec la feuille, le rendu bluffant des couleurs et la précision quasi chirurgical du trait.

Les créations aux pastels que je présente ici traduisent mes indignations, mes idéaux et les espoirs que je nourris pour un relationnel plus tolérant, plus vrai, plus sain et une existence plus en accord avec la nature.Ces créations oscillent entre la terre d’où nous venons et le ciel qu’un jour nous rejoindrons.En quelque sorte, cette danse est un hommage aux peuples décimés qui jadis vivaient en harmonie avec la terre, et un signal d’alarme pour les espèces animales et végétales, lesquelles disparaissent jour après jour à l’image de ces peuples.

Il n’est jamais trop tard pour construire un futur meilleur en pleine conscience.

Très présente dans mes dessins, la femme, par son extraordinaire faculté à perpétuer la vie, est l’avenir d’un homme qui, souhaitons-le, deviendra, non pas « plus », mais simplement « mieux » évolué.

La peinture digitale :

En me formant à l’informatique, j’ai découvert l’infographie 3 D en 2002. Avec Bryce, un générateur de paysages numériques, j’ai éprouvé l’excitation d’un démiurge à l’aube de l’émergence d’une planète.Cet apprentissage d’un art épaulé par la technologie s’est poursuivi avec la modélisation via des logiciels comme Amapi, puis Hexagon.Petit à petit, j’en suis venu à élire mes logiciels préférés.Pour la modélisation des scènes, après Carrara j’utilise maintenant Vue. J’obtiens la modélisation organique et la texturisation avec Zbrush et Deep Paint.Quand on crée des images, il me semble que la peinture digitale est une curiosité incontournable. Si elle offre de multiples possibilités, elle demande également beaucoup de tra...

Créé avec Artmajeur